La classe ouvrière est donc la classe sociale la plus révolutionnaire de toute car celle-ci concentre en elle la totalité des aliénations économiques et par là donc politiques, mais aussi religieuses. En effet, la classe ouvrière est la classe sociale se retrouvant en prelière ligne de la production de richesse dans les usines, car il y en a toujours des usines, et il en faudra toujours. Cette classe ouvrière se retrouve donc en bas de l'organigramme du mérite dans une société comme la nôtre, et ne touche en échange de son travail fondamental dans la perpétuation du système capitaliste qu'un salaire lui permettant tout juste de préserver sa vie et celle de ses proches. Le capitaliste ne donne pas ce salaire par charité ou désir de justice sociale mais plutôt pour préserver la force de travail potentiellement dégageable par l'ouvrier en question. Sans cette force de travail, pas de création de nouvelles richesses à exploiter, à voler au prolétariat. En plus de subir cette prmière exploitation, l'ouvrier doit en plus subir le traitement économique de la société, c'est à dire les impôts, toujours plus lourds pour les prolétaires que pour les bourgeois (allez donc savoir pourquoi?!?), les frais médicaux, les frais de scolarité de ses enfants, etc., etc. Au bout du compte, c'est bien tout le système qui suce le sang de l'ouvrier de base, pour tenter de le prendre à la gorge et d'étouffer tout sentiment de révolte sous une montagne de problème quotidien.
Il est bien connu que lorsqu'on cherche à nourrir ses gosses on a peu de temps pour penser sa révolte.
La classe ouvrière est ensuite la plus aliéné d'un plus de vu religieux car, c'est bien connu également, "le paradis est grand ouvert aux nécessiteux" comme le déclara si brillament Jean-Paul II, ce concentré de réactionnaire sur pattes. Bien évidement la religion est partout présente là où la souffr'ance sociale devient trop importante, pour colmater les brèches et dissuader les plus pauvres de se révolter, d'accepter l'ordre social établi et cacheté par Dieu lui-même. N'est-ce pas Napoléon Ier qui déclarait qu'il fallait bien un "Dieu pour faire accepter aux pauvres le fait qu'ils le soient"? Étrangement en regardant une carte du monde, on s'aperçoit que les régions de fondamentalisme et de celle de la pauvreté se superposent à merveille! Bien sûr il est toujours le cas des États-Unis mais c'est un cas tout à fait particuliers que j'explorerai et tenterai d'expliquer plus tard.
Une aliénation frappe également la classe ouvrière en priorité: le retard intellectuel. Attention, je ne suis pas en train de dire que les enfants d'ouvriers sont débiles, loin de là, mais plutôt que leurs possibilités de faire des études longues sont très réduits par leurs conditions économiques misérables, ou presque. Ainsi, les enfants de prolétaires, de la classe ouvrière, se retrouve donc condamner à se ferme les portes de l'université, à faire rapidement un BEP, un CAP ou même aller au taf dès 15 ans à la sortie du collège. Ainsi se trouvera renouveller ce que les gentils sociologues appellent poliment "la reproduction sociale", terme sympathique pour expliquer que les prolétaires exploités ne procrer que d'autres exploités à leur tour. Condamnés par leurs conditions de vie, leur milieu sociale, les prolétaires sont également condamnés par la reproduction sociale à resté des parvenus.
Alors oui, le Maoïsme a raison d'affirmer que la classe ouvrière est la seule classe révolutionnaire jusqu'au bout même si parfois elle ne possède pas aujourd'hui en Occident la conscience de son rôle, la conscience d'être une classe à part, mais cela viendra, compter sur nous pour faire en sorte que cela arrive vite!